2018-06-19 Interpellation conseil communal : Rattachement de la Ville de Mons au Royaume des Pays-Bas

Aller en bas

2018-06-19 Interpellation conseil communal : Rattachement de la Ville de Mons au Royaume des Pays-Bas

Message  Admin le Dim 24 Juin 2018, 16:50

http://www.dhnet.be/regions/mons/fusionner-mons-avec-les-pays-bas-la-nouvelle-farce-des-cyclistes-gonfles-5b222c865532a29688736003


Le collectif interpellera mardi soir les élus communaux



Le collectif de cyclistes farceurs, mais surtout gonflés à bloc pour passer à l'action, va encore frapper dans la Cité du Doudou. Mardi soir, à l'occasion de la séance du conseil communal, il interpellera les élus locaux avec une demande tout à fait particulière : rattacher Mons aux Pays-Bas, pays qui a réussi, selon le collectif, à se hisser au premier rang des nations cyclables.

Les modalités pratiques de pareille sollicitation à la Ville de Mons seront développées en séance publique mardi soir par les cyclistes gonflés, en costume du 14e siècle. Voici une ébauche de leur argumentaire. "Mons est la capitale de la province de Hainaut. Pourtant, peu de Montois savent que le lion rouge sur le drapeau de notre province est celui du comté de Hollande. Sa présence s'explique par le fait que le Hainaut a été uni à la Hollande de la fin du 13e siècle jusqu'à la moitié du 15e", explique le collectif. "C'est au nom de ces liens historiques que les cyclistes proposent au conseil communal de la ville le rattachement de la bonne ville de Mons aux Pays-Bas, dans le cadre de la prochaine réforme de l'État belge."

Leurs motivations n'ont pas changé : les cyclistes réclament une politique cyclable globale, cohérente et financée. Ils poursuivent cet objectif en utilisant systématiquement l'humour pour dénoncer l'absurdité des choix actuels de mobilité, changer les mentalités et tourner en dérision le manque de sérieux des autorités.

"Depuis 40 ans, la politique cycliste de la Région wallonne est un échec catastrophique. Elle est en effet parvenue à éradiquer presque complètement la pratique du vélo sur les routes régionales,"poursuite Luc Leens, qui portera l'interpellation citoyenne. "Mons en est malheureusement un exemple éloquent. Les cyclistes montois sont convaincus qu'aucun espoir raisonnable n'est permis pour le vélo aussi longtemps que Mons dépendra de la Wallonie. C'est pourquoi ils proposent une solution radicale, inédite et européenne en rejoignant un pays qui a réussi à se hisser au premier rang des nations cyclables."


C.Ti.

Admin
Admin

Messages : 109
Date d'inscription : 24/01/2018

Voir le profil de l'utilisateur http://lescyclistesgonfles.forumactif.com

Revenir en haut Aller en bas

Communiqué de presse

Message  Admin le Dim 24 Juin 2018, 16:56

Sous forme de document : https://docs.google.com/document/d/1VHtpqx8T2dpf9X4fZ_YlHIllbHYHEC1QD-R-uC_b-8I/edit?usp=sharing


Communiqué de presse des Cyclistes gonflés à bloc pour l'action – 19 juin 2018 - Mons
Rattachement de la Ville de Mons au Royaume des Pays-Bas





Les "Cyclistes gonflés à bloc pour l'action" proposent le rattachement de la Ville de Mons au Royaume des Pays-Bas, car il n'existe pour eux aucun espoir que leur ville devienne un jour cyclable, aussi longtemps qu'elle fera partie de la Wallonie. En  40 ans, la Région wallonne est en effet parvenue à éradiquer presque complètement la pratique du vélo sur les routes régionales. Mons en est la parfaite illustration. C'est au nom des liens historiques qui ont réuni le Hainaut et la Hollande de 1299 à 1433 que les cyclistes suggèrent que Mons rejoigne le pays du vélo. Au-delà des questions institutionnelles, c'est bien entendu un changement radical des mentalités et de gouvernance qu'ils appellent de leurs vœux. Tel est le sens de l'interpellation citoyenne que Luc Leens, un représentant du groupe, fera ce mardi 19 juin devant le conseil communal de Mons, présidé par Elio Di Rupo. Il sera accompagné d'une délégation de cyclistes revêtus des costumes de l'époque où la Hollande et le Hainaut ne faisaient qu'un.

Mons est paralysée chaque jour un peu plus par les embouteillages. La cause principale en est connue: la politique du tout-à-la-voiture menée depuis 60 ans. Tôt ou tard, la capitale du Hainaut sera donc obligée de mener une politique cyclable ambitieuse. Cependant, ce jour-là, elle risque fort de se heurter à un obstacle insurmontable: la Région wallonne.

En effet, dès sa création, la Wallonie a poursuivi la politique du tout-à-l'automobile de l'État belge et a transformé les routes régionales en un véritable coupe-gorge pour cyclistes, à l'exception d'un Ravel à vocation touristique.

Les routes wallonnes jalonnant la ville de Mons sont une parfaite illustration de cette politique. "Faut être fou pour rouler à vélo", disent les Montois. Effectivement, sur la plupart des grands axes –qui sont de compétence régionale – les cyclistes sont en danger de mort. Quant aux pistes dites "cyclables" qui les bordent à certains endroits, elles sont à quelques exceptions près inadaptées, incohérentes et dans un état lamentable.

Certes, la Région wallonne prend quelques mesures, mais elles sont si dérisoires et si désordonnées qu'elles n'ont aucune chance de produire le moindre effet sur la pratique du vélo. Et cela d'autant plus que la Wallonie n'a même plus de plan cyclable depuis 2014!

Un exemple parmi bien d'autres: la Région wallonne a engagé plus d'argent pour la construction de parkings automobiles au centre de Mons en 2018 (15 millions d'euros) que pour toutes les infrastructures cyclables de Wallonie (hors Ravel). Résultat: la Wallonie a réussi à faire tomber la part du vélo dans les déplacements à un tout petit pour cent, un échec total de sa politique, implacablement sanctionné par les chiffres.

Pour les cyclistes, personne ne peut raisonnablement espérer que Mons ait la moindre chance de devenir un jour cyclable si elle reste en Wallonie. Ils estiment dès lors que l'heure est venue pour leur ville d'assumer avec audace sa destinée européenne et de changer radicalement de perspective en ralliant les Pays-Bas, que l'on peut considérer comme un modèle dans ce domaine.

À l'appui de leur proposition, les cyclistes gonflés invoquent les liens historiques et ancestraux qui unissent  Mons avec la Hollande. En effet, grâce à Jean II d'Avesnes, le comté de Hainaut a été uni à celui de Hollande de 1299 à 1433, et le lion rouge du comté de Hollande figure toujours sur le drapeau provincial.

Plus près de nous, ils font également remarquer que les cessions de territoires ont été fréquentes entre la Belgique et les Pays-Bas et que la loi néerlandaise comporte plusieurs statuts qui leur permettent d'intégrer Mons. Le changement pourrait s'opérer dans le cadre de la prochaine réforme de l'Etat. La proposition des cyclistes est donc loin d'être farfelue et se veut en tout cas beaucoup plus sérieuse que la gestion fantaisiste de la politique vélo de la Région wallonne.

Il va de soi cependant que le premier objectif des cyclistes gonflés est d'ouvrir les yeux de leurs concitoyens: pourquoi les cyclistes sont-ils en danger de mort sur les routes de Mons alors qu'aux Pays-Bas, 50 % des élèves d'école primaire vont à l'école à vélo? Pourquoi des routes agréables, entretenues et sûres pour tous sont possibles ailleurs, mais pas en Wallonie? Pourquoi les Montois, parce qu'ils sont wallons, doivent voir leur ville s'asphyxier chaque jour un peu plus, au propre comme au figuré?

En attendant le rattachement aux Pays-Bas, les cyclistes gonflés proposent que Mons adopte d'ores et déjà la méthode qui a fait des Pays-Bas un paradis du vélo: une vision d'avenir, une stratégie, des objectifs précis, un calendrier, des critères d'évaluation, une gestion lucide, rationnelle et courageuse de la mobilité, une administration efficace et des budgets utilisés à bon escient. Au demeurant, ce mode de gouvernance pourrait s'avérer extrêmement bénéfique dans bien d'autres domaines.

Si les cyclistes aiment étayer solidement leur argumentation, l'humour reste leur arme favorite, comme le prouve leur proposition décoiffante. C'est aussi pour cette raison qu'ils ont décidé de revêtir des costumes du 14e siècle pour soumettre leur proposition à la Ville de Mons. Elle sera présentée ce mardi 19 juin à 18 heures par l'un des membres du groupe (Luc Leens) dans le cadre d'une interpellation citoyenne au conseil communal, présidé par Elio Di Rupo.

Admin
Admin

Messages : 109
Date d'inscription : 24/01/2018

Voir le profil de l'utilisateur http://lescyclistesgonfles.forumactif.com

Revenir en haut Aller en bas

dossier de presse

Message  Admin le Dim 24 Juin 2018, 17:11

Document sous format Word : https://docs.google.com/document/d/1pua8EIPMn-m8tCU1Wakcpq6Gihhbb9L0kKRHBFTJLoA/edit?usp=sharing


Dossier de presse

Cyclistes gonflés à bloc pour l'action

19 juin 2018 - Mons

Rattachement de la Ville de Mons
au Royaume des Pays-Bas


Communiqué de presse des Cyclistes gonflés à bloc pour l'action – 19 juin 2018 - Mons
Rattachement de la Ville de Mons au Royaume des Pays-Bas




Les "Cyclistes gonflés à bloc pour l'action" proposent le rattachement de la Ville de Mons au Royaume des Pays-Bas, car il n'existe pour eux aucun espoir que leur ville devienne un jour cyclable, aussi longtemps qu'elle fera partie de la Wallonie. En  40 ans, la Région wallonne est en effet parvenue à éradiquer presque complètement la pratique du vélo sur les routes régionales. Mons en est la parfaite illustration. C'est au nom des liens historiques qui ont réuni le Hainaut et la Hollande de 1299 à 1433 que les cyclistes suggèrent que Mons rejoigne le pays du vélo. Au-delà des questions institutionnelles, c'est bien entendu un changement radical des mentalités et de gouvernance qu'ils appellent de leurs vœux. Tel est le sens de l'interpellation citoyenne que Luc Leens, un représentant du groupe, fera ce mardi 19 juin devant le conseil communal de Mons, présidé par Elio Di Rupo. Il sera accompagné d'une délégation de cyclistes revêtus des costumes de l'époque où la Hollande et le Hainaut ne faisaient qu'un.

Mons est paralysée chaque jour un peu plus par les embouteillages. La cause principale en est connue: la politique du tout-à-la-voiture menée depuis 60 ans. Tôt ou tard, la capitale du Hainaut sera donc obligée de mener une politique cyclable ambitieuse. Cependant, ce jour-là, elle risque fort de se heurter à un obstacle insurmontable: la Région wallonne.

En effet, dès sa création, la Wallonie a poursuivi la politique du tout-à-l'automobile de l'État belge et a transformé les routes régionales en un véritable coupe-gorge pour cyclistes, à l'exception d'un Ravel à vocation touristique.

Les routes wallonnes jalonnant la ville de Mons sont une parfaite illustration de cette politique. "Faut être fou pour rouler à vélo", disent les Montois. Effectivement, sur la plupart des grands axes –qui sont de compétence régionale – les cyclistes sont en danger de mort. Quant aux pistes dites "cyclables" qui les bordent à certains endroits, elles sont à quelques exceptions près inadaptées, incohérentes et dans un état lamentable.

Certes, la Région wallonne prend quelques mesures, mais elles sont si dérisoires et si désordonnées qu'elles n'ont aucune chance de produire le moindre effet sur la pratique du vélo. Et cela d'autant plus que la Wallonie n'a même plus de plan cyclable depuis 2014!

Un exemple parmi bien d'autres: la Région wallonne a engagé plus d'argent pour la construction de parkings automobiles au centre de Mons en 2018 (15 millions d'euros) que pour toutes les infrastructures cyclables de Wallonie (hors Ravel). Résultat: la Wallonie a réussi à faire tomber la part du vélo dans les déplacements à un tout petit pour cent, un échec total de sa politique, implacablement sanctionné par les chiffres.

Pour les cyclistes, personne ne peut raisonnablement espérer que Mons ait la moindre chance de devenir un jour cyclable si elle reste en Wallonie. Ils estiment dès lors que l'heure est venue pour leur ville d'assumer avec audace sa destinée européenne et de changer radicalement de perspective en ralliant les Pays-Bas, que l'on peut considérer comme un modèle dans ce domaine.

À l'appui de leur proposition, les cyclistes gonflés invoquent les liens historiques et ancestraux qui unissent  Mons avec la Hollande. En effet, grâce à Jean II d'Avesnes, le comté de Hainaut a été uni à celui de Hollande de 1299 à 1433, et le lion rouge du comté de Hollande figure toujours sur le drapeau provincial.

Plus près de nous, ils font également remarquer que les cessions de territoires ont été fréquentes entre la Belgique et les Pays-Bas et que la loi néerlandaise comporte plusieurs statuts qui leur permettent d'intégrer Mons. Le changement pourrait s'opérer dans le cadre de la prochaine réforme de l'Etat. La proposition des cyclistes est donc loin d'être farfelue et se veut en tout cas beaucoup plus sérieuse que la gestion fantaisiste de la politique vélo de la Région wallonne.

Il va de soi cependant que le premier objectif des cyclistes gonflés est d'ouvrir les yeux de leurs concitoyens: pourquoi les cyclistes sont-ils en danger de mort sur les routes de Mons alors qu'aux Pays-Bas, 50 % des élèves d'école primaire vont à l'école à vélo? Pourquoi des routes agréables, entretenues et sûres pour tous sont possibles ailleurs, mais pas en Wallonie? Pourquoi les Montois, parce qu'ils sont wallons, doivent voir leur ville s'asphyxier chaque jour un peu plus, au propre comme au figuré?

En attendant le rattachement aux Pays-Bas, les cyclistes gonflés proposent que Mons adopte d'ores et déjà la méthode qui a fait des Pays-Bas un paradis du vélo: une vision d'avenir, une stratégie, des objectifs précis, un calendrier, des critères d'évaluation, une gestion lucide, rationnelle et courageuse de la mobilité, une administration efficace et des budgets utilisés à bon escient. Au demeurant, ce mode de gouvernance pourrait s'avérer extrêmement bénéfique dans bien d'autres domaines.

Si les cyclistes aiment étayer solidement leur argumentation, l'humour reste leur arme favorite, comme le prouve leur proposition décoiffante. C'est aussi pour cette raison qu'ils ont décidé de revêtir des costumes du 14e siècle pour soumettre leur proposition à la Ville de Mons. Elle sera présentée ce mardi 19 juin à 18 heures par l'un des membres du groupe (Luc Leens) dans le cadre d'une interpellation citoyenne au conseil communal, présidé par Elio Di Rupo.

Mons en Wallonie


Etat des lieux: asphyxie


Mons est paralysée chaque jour un peu plus par les embouteillages. Cette évolution est néfaste pour la mobilité. Et elle est tout aussi dommageable pour l'économie de la ville, l'environnement, le climat de la planète, la santé des citoyens, la qualité de vie de chacun et l'épanouissement des enfants. La cause principale en est connue. La politique du tout-à-la-voiture menée depuis 40 ans a rendu inefficaces, impossibles ou dangereuses toutes les alternatives à la voiture particulière, en particulier le vélo. Or, si l'on ne change pas résolument de cap, les Montois doivent savoir que la qualité de leur vie quotidienne va encore empirer.

Tôt ou tard, le vélo
Partout en Europe, sauf en Wallonie, les villes ont compris que le vélo fait partie de la solution aux problèmes de mobilité, d'économie, de qualité de la vie et d'environnement. Mons ne semble pas encore être en mesure de faire exception à l'exception wallonne.

Un obstacle insurmontable: la Région wallonne

Mons n'a pas le choix. Elle sera obligée, tôt ou tard, de mener une politique cyclable. Une politique ambitieuse et volontariste, car elle a 45 ans de retard. Plus tôt, elle commence et plus vite ses effets bénéfiques s'en feront sentir. Cependant, ce jour-là, Mons risque de se heurter à un obstacle majeur, un obstacle presque insurmontable: la Région wallonne.

Wallonie: tout-à-la-voiture


Dès sa création, la Wallonie a repris à son compte la politique du tout-à-la-voiture menée par l'Etat belge dans les années soixante. Voies à grande vitesse, autoroutes urbaines, carrefours dangereux. Elle a continué à transformer le réseau routier wallon en un véritable coupe-gorge pour cyclistes. Les deux-roues ont été littéralement éradiqués des routes régionales.

Ravel: la réserve d'Indiens

Le seul terrain de jeu qu'elle a concédé aux cyclistes, c'est le Ravel, un très modeste réseau de "voies lentes", qui, comme à Mons, sont généralement éloignées des principaux centres d'activité: entreprises, commerces, écoles et gares. Une espèce de réserve d'Indiens qui a servi de cache-misère cycliste. Une vitrine qui permet de masquer l'entreprise d'élimination des cyclistes sur les routes régionales.


Le cas de Mons



Danger omniprésent

Le réseau routier régional de Mons est une parfaite illustration des effets de cette politique. Sur la plupart des grands axes de communication, les cyclistes courent un danger grave, immédiat, évident, voire un danger de mort. C'est le cas des principales entrées de Mons, de l'ensemble des boulevards, d'innombrables carrefours, des routes vers Jemappes, Maisières, Havré, de la route de Wallonie, etc.

A Mons, l'usage des routes régionales à vélo est passible de la peine de mort

• Le risque est tellement évident que l'Office du tourisme de la Ville de Mons a refusé pour des raisons de sécurité de promouvoir le circuit du "Safari urbain de la capitale européenne de la blague cycliste", tracé essentiellement sur les routes régionales. "Notre vocation n'est pas de tuer les touristes qui viennent à Mons", a-t-on expliqué aux cyclistes.
• Dans le même ordre idée, le réseau Points nœuds destinés aux cyclistes randonneurs et touristiques n'a pas trouvé une seule entrée praticable à Mons sur les routes régionales.
• La Région wallonne ne s'en cache même pas, puisque ses ingénieurs demandent aux cyclistes de descendre de vélos quand ils rentrent ou sortent de vélo, par exemple en direction de Ghlin.

Non prise en compte des cyclistes

Comme la Ville de Mons, la Région wallonne prétend qu'elle prend en compte systématiquement les modes « doux » dans la sécurisation des infrastructures. Le cas de Mons prouve qu'il ne s'agit une fois de plus que de promesses creuses: les trois derniers chantiers majeurs réalisés sur son territoire en 2017 ont totalement oublié piétons et cyclistes. Il s'agit de la route d'Obourg, de l'avenue de l'Université (pont de Ghlin) et de l'entrée d'Imagix, qui est maintenant devenue encore plus dangereuse pour les usagers non polluants.

Pistes incyclables wallonnes
Les routes régionales sont parfois dotées de pistes cyclables. Cependant, à quelques exceptions près, elles sont inadaptées, obsolètes, incohérentes, discontinues ou dans un état lamentable: peu entretenues ou pas du tout, envahies par la saleté et par la végétation, parsemées de crevasses, de nids-de-poule, de poteaux et de bordures.

Fin avril, la Région wallonne a créé une toute nouvelle piste "cyclable" à l'avenue Maistriau (sortie de Mons vers Nimy et Bruxelles). Malheureusement, il s'est avéré impossible pour le Service public de Wallonie de réparer au préalable les monstrueux nids-de-poule qui la jalonnent et de prendre des dispositions pour éviter le parking sauvage. Qui plus est, cette piste n'est même pas raccordée à l'antique piste "cyclable" qui se prolonge vers Nimy. Il n'existe évidemment aucun plan pour rénover cette piste, pas qu'il n'est question de la compléter à travers Maisières et jusqu'à la Brisée de Saint-Denis, un endroit où les cyclistes risquent purement et simplement la mort qui tue.


Le mal wallon


Budget dérisoire
La Wallonie n'est pas riche, mais elle n'est pas non plus sans moyens financiers. Le problème est que ceux-ci sont affectés de manière privilégiée à l'automobile au détriment des cyclistes et des piétons. Ainsi, elle ne dispose pas d'un budget spécifique pour la bicyclette. Résultat: les crédits d'entretien des infrastructures cyclables sont dérisoires et les investissements restent microscopiques. Qui plus est, la majeure partie des crédits d'infrastructures va au Ravel.

Plus d'argent pour des parkings à Mons que pour le vélo dans toute la Wallonie
Un exemple: en 2018, la Région wallonne a engagé plus d'argent pour le parking automobile au centre de Mons (15 millions d'euros) qu'aux infrastructures cyclables (hors Ravel) dans toute la Wallonie. Cela paraît incroyable, mais c'est pourtant vrai.

La boussole est perdue
L'un des éléments qui explique et aggrave ce manque de moyens (ou plutôt leur mauvaise utilisation), c'est l'absence de stratégie pour le vélo au niveau wallon.

WaCy 1.0: mort clinique
En 2010, un plan "Wallonie cyclable" (WaCy) a été adopté. Il était structuré et cohérent, mais totalement sous-financé, puisqu'il ne permettait de soutenir que dix expériences pilotes dans autant de villes. L'espoir était que ces dix petites gouttes d'eau dans la mer fassent tâche d'huile. Malheureusement, l'homéopathie fonctionne mieux en médecine que dans le domaine de la mobilité.

Qui plus est, ce plan a été complètement abandonné en chemin sans être remplacé. On ne s'est même pas donné la peine de débrancher la prise en retirant du portail Mobilité de la Wallonie son tableau de bord, qui n'a plus été mis à jour depuis 2013.

WaCy 2.0: accouchement reporté sine die
Un nouveau plan a été annoncé en 2014. Le WaCy 2.0. Au bout de deux ans, le gouvernement wallon en a seulement adopté les lignes directrices. C'était le 24 mars 2016. Le même jour, il a chargé le ministre compétent d'établir le plan lui-même. Deux ans plus tard, ce plan n'est toujours pas prêt. Le sera-t-il un jour? Il n'est même plus mentionné dans la dernière déclaration gouvernementale qui évoque simplement un plan Ravel. La Wallonie se distingue là aussi en étant une des rares régions européennes dépourvues de plan cyclable.

Commission éteinte
Autre symptôme de cet enlisement complet, la "commission régionale vélo", qui est censée accompagner la politique cyclable, ne s'est plus réunie depuis trois ans. Pour quoi faire effectivement, puisqu'il n'y a plus de plan pour le vélo.


Fonctionnement chaotique

Il ne saurait être question de clouer au pilori les lampistes de service qui essaient de faire de leur mieux avec des moyens dérisoires. Il faut même rendre hommage aux fonctionnaires qui essaient de faire quelque chose pour le vélo avec deux ou trois bouts de ficelle et quelques fonds de tiroir.

Utopie
Dépourvue de moyens et d'une stratégie volontariste, la coordination des quelques rares actions en faveur du vélo entre les différents services du SPW s'avère largement problématique. À l'heure actuelle et comme le montre l'exemple de l'avenue Maistriau, il apparaît totalement utopique d'imaginer que, pour installer une piste cyclable, l'on puisse en même temps
• effectuer le marquage au sol,
• réparer les trous ou améliorer le revêtement,
• installer une signalisation et un mobilier urbain appropriés,
• vérifier et réparer l'éclairage
• mener une action d'information des usagers.
"Qu'est-ce que vous croyez? Ce n'est pas si simple!", répond-on aux cyclistes.


Questions de mentalité


Le signe le plus inquiétant est que la Wallonie ne semble pas pouvoir ou vouloir prendre conscience du ridicule dont elle se en niant l'état catastrophique des routes régionales pour les cyclistes ni de la gravité des dangers que ceux-ci y courent. Comme un alcoolique qui ne peut pas guérir s'il n'admet pas qu'il souffre d'alcoolisme, la Région wallonne ne parviendra jamais à résoudre les problèmes (gigantesques) du vélo si elles refusent de les voir en face.

Oreilles bouchées
Quand les gens disent "Faut être fou pour rouler à vélo en Wallonie! C'est bien trop dangereux!", les responsables wallons s'empressent de se boucher les oreilles et de se mettre la tête dans la sable. Dès que les citoyens ont fini la description les difficultés quotidiennes qu'ils rencontrent pour aller au travail à vélo ou conduire leurs enfants, à bicyclette, ils se contentent de répéter en boucle l'inventaire de leur bric-à-brac de mesures: saupoudrage de subsides, actions anecdotiques (test de vélos électriques), quelques kilomètres supplémentaires de Ravel, effets d'annonce et annonces sans effet.

A Mons, la litanie est faite en particulier d'une piste cyclable entre le Grand  Large et l'arrière de la future gare (qui, il est vrai, ravira tous les poissons du plan d'eau qui prennent le train). Qui plus est, cela fait quatre ans qu'elle est annoncée et on ne sait toujours pas à quoi elle va ressembler. Cette litanie compte également le bétonnage du chemin des Moutons, le bien nommé.

Toute personne faisant preuve d'un minimum d'honnêteté intellectuelle sait fort bien que ce n'est pas avec ce genre de mesurettes que l'on va convaincre les Wallons d'enfourcher leur vélo. On sait donc d'avance qu'elles seront inefficaces et, pourtant, on continue à faire la même chose ("On a toujours fait comme ça"). C'est là peut-être se situe le drame de la Wallonie.

Les responsables ne se considèrent liés par aucune obligation de résultat, mais par une simple obligation d'effort. Que cet effort soit sans effet parce qu'il est insuffisant, ne semble pas avoir grande importance. L'important pour eux est de pouvoir dire "On a fait quelque chose pour le vélo", même si cela ne change rien à la mobilité et à la qualité de vie des citoyens.

La résignation
Le problème est que nous nous sommes tous habitués à cet état de fait, c'est-à-dire à l'état catastrophique des itinéraires cyclables et à l'inefficacité calamiteuse des autorités wallonnes. Nous n'osons plus imaginer que les choses puissent changer, qu'un jour la Wallonie soit cyclable, qu'un jour, nos enfants, petits-enfants ou arrière-petits-enfants puissent aller à l'école à vélo avec plaisir et en sécurité.

Les cyclistes gonflés appellent les Montois à se rendre à l'évidence. En Wallonie, aucun espoir n'est permis pour le vélo. La politique menée a pratiquement réduit à néant la part du vélo dans les déplacements à Mons et en Wallonie, mais les responsables continuent à nous chanter qu'ils font un boulot formidable et qu'ils ne vont rien changer

Résumé

◦ Absence de vision et de plan
◦ Absence de concertation
◦ Budget insignifiant
◦ Priorité pour le vélo de loisir
◦ Administration impuissante
◦ Déni du danger


Verdict: 1 % de part modale pour le vélo




Rattachement aux Pays-Bas



L'histoire







Jean II d'Avesnes était le petit-fils de Marguerite de Constantinople (celle de la Procession). Il aurait donc dû hériter par l'intermédiaire de son père à la fois du comté de Hainaut, mais aussi du comté de Flandre. En effet, depuis le grand-père de Marguerite (Baudouin V), les deux comtés étaient unis et portaient pour seul étendard le lion des Flandres.

Marguerite de Constantinopleportant les couleurs de la Flandre-Hainaut

Malheureusement, la succession de Marguerite s'est avérée tumultueuse, car elle s'était mariée deux fois et les fils de ses deux mariages se sont disputé la succession. Finalement, c'est Saint-Louis, le roi de France en personne, qui a arbitré le différend en accordant la Flandre aux Dampierre et le Hainaut aux d'Avesnes. Comme son père (Jean 1er d'Avesnes), Jean II n'a pas vraiment accepté la perte de la Flandre et a conservé le blason flamand jusqu'à ce qu'il soit appelé en… Hollande.

Jean II d'Avesnesportant les couleurs du Hainaut-Hollande

Comme il était également le fils d'Adelaïde de Hollande, c'est à lui que les Hollandais ont fait appel parce qu'ils étaient mécontents de leur comte en titre, qu'ils jugeaient trop faible par rapport aux Anglais. A la mort de ce dernier, c'est Jean II d'Avesnes qui est devenu comte de Hollande. Il a donc ajouté à son lion noir des Flandres, le lion rouge de Hollande, formant ainsi la bannière qui est toujours le drapeau du Hainaut.

Les terres de Jean II d'Avesnes (Jean 1er de Hainaut)

Jusque Jacqueline de Bavière en 1433, les deux comtés sont restés unis et se sont même enrichis du comté de Zélande et de la seigneurie de Frise. Le comté de Hainaut était alors puissant et l'une des filles de Guillaume 1er de Hainaut est devenue reine d'Angleterre (Philippa de Hainaut). L'ensemble a ensuite été intégré dans les possessions des ducs de Bourgogne.

Jacqueline de Bavière Dernière comtesse de Hainaut-Hollande

Le lion rouge sur fond jaune est resté le drapeau de la Hollande méridionale, tandis que le Royaume des Pays-Bas, qui compte évidemment d'autres territoires que la Hollande originale a adopté un lion jaune sur fond bleu et un drapeau tricolore rouge blanc bleu. Toutefois, les Néerlandais aiment également arborer la couleur de la maison royale d'Orange.

Les cyclistes gonflés n'ont pas choisi par hasard la tour valenciennoise pour décor de leur photo. Celle-ci fait partie de la deuxième enceinte construite justement à l'initiative de Jean II d'Avesnes. On l'appelle valenciennoise, car Jean d'Avesnes aurait fait payer la rébellion des Valenciennois (qui faisait partie du Hainaut à l'époque) en leur imposant de financer sa construction.


Rattachement aux Pays-Bas



Les aspects institutionnels


Processus démocratique et constitutionnel
Il va de soi que le rattachement de Mons aux Pays-Bas ne pourra aboutir qu'au terme d'un processus démocratique, respectueux du droit national et international. Il exigera le consentement de la Ville de Mons et de ses citoyens, mais aussi celui des États belges et néerlandais. Le chemin sera donc long, mais plusieurs pistes existent.

Cession de territoire
A plusieurs reprises l'état belge et l'état néerlandais se sont cédé l'un à l'autre des territoires. Au XIXe siècle, pour fixer définitivement la frontière entre les deux pays après la tumultueuse indépendance de la Belgique. Aux XXe  et XXIe pour corriger des anomalies ou tenir compte de l'évolution de la Meuse. Ces cessions réciproques font l'objet de traités.


Exclave belge aux Pays-Bas

La Belgique possède une exclave aux Pays-Bas. Il s'agit du petit village de Baarle-Hertog imbriqué dans le village néerlandais de Baarle-Nassau. Mons serait la première exclave néerlandaise en Belgique.

Statut de Mons au sein du Royaume des Pays-Bas
Si les Belges ont une solide réputation en matière d'ingénierie institutionnelle, les Néerlandais ne se débrouillent pas mal non plus. Le pragmatisme et le sens de l'innovation des Néerlandais valent bien l'imagination d'inspiration surréaliste des Belges en la matière.

Au premier examen, il apparaît qu'il existe trois possibilités pour Mons d'intégrer l'architecture institutionnelle des Pays-Bas: le statut de municipalité rattaché à une province; le statut de pays constitutif du Royaume des Pays-Bas; le statut de municipalité à caractère particulier rattachée aux Pays-Bas.

1. Municipalité rattachée aux Pays-Bas

C'est évidemment la solution la plus nette. Bien que les municipalités néerlandaises jouissent d'une large autonomie, il va de soi que l'adaptation aux règles et aux modes de fonctionnement  des Pays-Bas constituera un profond bouleversement. Toutefois, c'est aussi la solution qui permettra à Mons de se fondre le mieux dans son nouveau pays et de bénéficier au maximum de l'efficience de sa gouvernance dans les domaines de l'administration, des travaux publics, de la mobilité et bien d'autres encore.  


2.  Pays constitutif du Royaume des Pays-Bas
Tous les Belges connaissent les Pays-Bas, situés au nord du territoire de la Belgique, parce que les destinées des deux pays n'ont cessé de s'entrecroiser. Par contre, l'on ignore souvent que ces Pays-Bas historiques et géographiques ne sont qu'un des quatre pays constitutifs du Royaume des Pays-Bas.
Bien entendu, il représente la majeure partie du territoire et compte l'essentiel de la population de l'État néerlandais. L'on sait moins cependant qu'il existe également trois autres pays constitutifs du royaume situés dans les Caraïbes: Aruba, Curaçao et Saint-Martin.
Ces trois îles ont un statut d'État autonome dépendant du Royaume des Pays-Bas. Ils s'autodéterminent dans une large mesure



3. Municipalité à caractère particulier
Toujours dans la même région, les Pays-Bas comptent également trois autres exclaves qui jouissent d'un statut particulier: Bonaire, Saint-Eustache et Saba., dont la population totale est 21 000 habitants.
Après la dissolution de l´État des Antilles néerlandaises, en 2010, les trois îles ont réintégré l'Etat des Pays-Bas en tant que "municipalités à caractère particulier", sous l'appellation en néerlandais d'openbare lichamen (entités publiques).


La loi qui les institue décrit notamment l'organisation administrative, la composition et les pouvoirs dévolus aux conseils insulaires. La mise sur pied de ces organismes publics a été calquée sur le régime municipal néerlandais. La population est représentée au conseil insulaire qui est lui-même régi par un conseil d'administration (en néerlandais bestuurscollege) composé d'un lieutenant-gouverneur et de délégués insulaires.

Statut linguistique de Mons au sein du Royaume des Pays-Bas

À Bonaire, par exemple, le papiamento est la langue la plus utilisée, suivi de l'anglais et du néerlandais. À Saint-Eustache et Saba, la langue commune des habitants est l'anglais. C'est le cas également à Saint-Martin. Le néerlandais demeure langue officielle, mais son utilisation est plutôt marginalisée aux agents officiels néerlandais et aux métropolitains en résidence sur les îles. La coexistence de plusieurs langues ne serait donc pas une nouveauté pour les Néerlandais. Plusieurs solutions sont envisageables.

1. Bilinguisme intégral
L'histoire récente impose quelques réserves à l'égard de cette solution.

2. Etablissement d'une Communauté française (ou montoise) des Pays-Bas

La solution serait calquée sur le modèle belge et, plus précisément, sur le modèle de la Communauté germanophone, qui est moins peuplée que Mons, mais qui parvient à gérer avec succès toutes les matières culturelles, scolaires, linguistiques et personnalisables.
A cet égard, un choix devra s'opérer quant à la langue de Mons. Sera-ce le français standard que pratique la majorité de la population? Ou pourrait-on envisager de redonner ses lettres de noblesse au montois, en en faisant la langue officielle de notre communauté?

3. Maintien de Mons dans la Communauté française de Belgique
Cette solution ne changerait pas beaucoup la situation actuelle, mais elle est beaucoup plus compliquée. C'est pourquoi, vu nos traditions bien ancrées,  c'est celle-là qui a le plus de chances d'être adoptée.

4. L'anglais, lingua franca
Les Pays-Bas évoluent de plus en plus vers un bilinguisme généralisé anglais-néerlandais. Une solution pourrait consister à adopter l'anglais comme langue commune. Il va de soi cependant que beaucoup sera à faire pour rapprocher les Montois du niveau de bilinguisme de leurs nouveaux compatriotes.

Conclusions


Il serait sot de considérer que le rattachement de Mons aux Pays-Bas ne présentera pas des difficultés particulièrement complexes. Toutefois, il serait tout aussi léger de conclure prématurément qu'il serait impossible. Plusieurs pistes existent en effet à la fois sur les plans institutionnel et linguistique. L'on peut certainement compter sur les talents des Belges et Néerlandais en la matière.


Admin
Admin

Messages : 109
Date d'inscription : 24/01/2018

Voir le profil de l'utilisateur http://lescyclistesgonfles.forumactif.com

Revenir en haut Aller en bas

Article vers l'avenir : Pourquoi faudrait-il rattacher Mons aux Pays-Bas?

Message  Admin le Dim 24 Juin 2018, 17:40

[url=Pourquoi faudrait-il rattacher Mons aux Pays-Bas?]Pourquoi faudrait-il rattacher Mons aux Pays-Bas?[/url]

Admin
Admin

Messages : 109
Date d'inscription : 24/01/2018

Voir le profil de l'utilisateur http://lescyclistesgonfles.forumactif.com

Revenir en haut Aller en bas

vidéo du conseil communal

Message  Admin le Dim 24 Juin 2018, 17:59


Admin
Admin

Messages : 109
Date d'inscription : 24/01/2018

Voir le profil de l'utilisateur http://lescyclistesgonfles.forumactif.com

Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum