2018-03-29 Lettre ouverte à Monsieur Elio Di Rupo

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2018-03-29 Lettre ouverte à Monsieur Elio Di Rupo

Message  Admin le Mer 28 Mar 2018, 17:01

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Lettre ouverte à Monsieur Elio Di Rupo, bourgmestre de Mons et, à ce titre, garant de la sécurité de tous les citoyens.


Monsieur le Bourgmestre,

Les cyclistes sont en danger de mort sur certaines routes de Mons. Ce n'est plus seulement les cyclistes qui le disent ou le commun des mortels qui peut le constater, c'est la Ville de Mons qui le reconnaît à travers son Office du tourisme. En effet, celui-ci refuse catégoriquement de promouvoir notre "safari urbain", car il considère que les touristes courraient un péril mortel. Son parcours est pourtant tracé sur des voiries publiques en plein cœur de notre entité.

Ce refus soulève des questions qui vous concernent directement en tant que bourgmestre: si le boulevard Charles-Quint, l'avenue Maistriau ou l'avenue de l'Université présentent un risque mortel pour des touristes, n'en va-t-il pas de même pour les Montois qui doivent circuler aux mêmes endroits? Oui, évidemment
.
C'est pourquoi, étant donné que vous êtes garant de la sécurité de tous les citoyens de notre ville, nous vous demandons de prendre d'urgence toutes les mesures qui s'imposent pour la sauvegarde des Montois et des visiteurs qui circulent à vélo, comme vous l'avez fait dans le cas du cinéma Plaza Art.

Il conviendrait donc d'engager d'urgence un plan de rénovation complet du réseau routier montois pour le rendre cyclable, à l'instar de ce qui est prévu pour le cinéma du centre-ville. Si l'on peut incriminer les erreurs du passé pour expliquer l'état catastrophique des infrastructures cyclistes (et piétonnes), rien ne justifie qu'aujourd'hui, la Ville de Mons reste les bras croisés face à un problème de sécurité publique aussi grave et aussi immédiat.

À court terme, il paraît difficilement envisageable de prendre la même décision que celle prise pour le Plaza Art, c'est-à-dire fermer tout simplement tous les carrefours et tronçons dangereux pour les cyclistes. Par contre, il est de votre compétence d'apposer une signalisation appropriée pour informer tous les usagers chaque fois qu'un grave danger est présent. Le cycliste saura ainsi qu'il doit redoubler de prudence ou carrément éviter le tronçon en question.

Pour signaler ces endroits où le cycliste court un risque létal, nous vous proposons une signalisation dépourvue d'ambiguïté pour frapper clairement les esprits. Cette signalisation est un panneau "point nœud coulant" de nature à faire prendre conscience à l'usager de la présence d'un danger de mort évident.

Les "points-nœuds coulants" seraient le complément naturel et logique du réseau "points-nœuds" prévu par les instances locales et provinciales du tourisme. Nous nous félicitons de cette belle initiative destinée aux promeneurs sur les petites routes de campagne. Il faut cependant qu'il soit clair, pour les touristes comme pour les Montois, qu'en dehors de ces itinéraires de promenade, ils risquent leur vie à Mons.

La vie d'un enfant qui va à l'école ou d'une travailleuse qui se rend à la gare ou encore d'un retraité qui va au marché du vendredi vaut-elle moins que celle d'un touriste ou d'un cinéphile? Non, bien sûr! Nous vous demandons donc d'agir rapidement pour la sécurité des usagers du vélo.

En vous remerciant de l’intérêt que vous avez pris à la lecture de cette requête et des suites que vous lui donnerez, nous vous assurons, Monsieur le Bourgmestre, de notre parfaite considération.

Mons, le 29 mars 2018
Les cyclistes gonflés à bloc pour passer à l'action

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dossier de presse

Message  Admin le Jeu 29 Mar 2018, 18:25

Le dossier sous format word  c'est ici http://tiny.cc/kdb8ry

Conférence de presse

La vie d'un Montois qui se rend à l'école ou au travail à vélo vaut-elle moins que celle d'un touriste ou d'un cinéphile

Les cyclistes gonflés à bloc
pour passer à l’action


Jeudi 29 mars 2018
La du Hautbois
Mons

Communiqué de presse des Cyclistes gonflés à bloc pour passer à l'action. 29 mars 2018.

Après le Plaza Art, les cyclistes demandent eux aussi qu'on veille à leur sécurité


Les Cyclistes gonflés à bloc adressent une lettre ouverte au bourgmestre de Mons pour qu'il assure leur sécurité, comme il l'a fait pour les spectateurs du Plaza Art. Tout le monde sait en effet que les cyclistes sont clairement en danger sur de nombreuses voiries montoises. Pour le long terme, ils demandent donc à Elio Di Rupo de mettre en chantier un réaménagement complet du réseau routier. À court terme, ils proposent que chaque zone dangereuse soit signalée par un panneau qui indique sans ambiguïté le risque mortel couru par les usagers des deux-roues.

Les routes de Mons sont dangereuses pour les deux-roues. Ce n'est plus seulement les cyclistes qui le disent, c'est la Ville de Mons qui est bien obligée de le reconnaître malgré elle à travers son office du tourisme. En effet, celui-ci refuse catégoriquement de promouvoir le safari urbain* que les Cyclistes gonflés avaient concocté en assemblant un petit échantillon des aménagements les plus fous aux abords du centre-ville. L'office du tourisme estime que les touristes courraient un péril mortel. Le parcours de ce Koh Lanta à l'berdouille est pourtant tracé sur des voiries publiques en plein cœur de notre entité.

Ce refus pose une question qui concerne directement le bourgmestre: si la Ville de Mons juge que ce parcours est trop dangereux pour les touristes, il l'est tout autant pour l'enfant qui va à l'école, la travailleuse qui se rend à la gare ou le retraité qui va au marché.

Les cyclistes demandent une réaction qui soit à la mesure de ce qui a été fait pour les spectateurs du Plaza Art, c'est-à-dire une solution à long terme et des mesures immédiates.

À long terme, ils réclament la mise en chantier sans délai d'un plan de rénovation complet du réseau routier montois pour le rendre cyclable. Comme pour le cinéma, cela aurait dû être fait depuis longtemps. Aujourd'hui, plus rien ne justifie un nouveau report.

À court terme, fermer tous les tronçons dangereux reviendrait pratiquement à interdire le vélo à Mons. C'est pourquoi les cyclistes avancent une autre solution plus pragmatique: informer les usagers chaque fois qu'un grave danger est présent. Le cycliste aurait ainsi le choix de redoubler de prudence, changer d'itinéraire ou opter pour un autre moyen de transport.

Pour signaler ces endroits où le cycliste court un risque létal, ils proposent un message dépourvu d'ambiguïté pour frapper clairement les esprits: un panneau "point nœud coulant". Celui-ci serait le complément naturel et logique du réseau "points-nœuds" destiné aux promeneurs sur les petites routes de campagne. Une initiative que les cyclistes applaudissent, mais qui ne doit pas faire oublier qu'en dehors de ces itinéraires de promenade, les usagers des deux-roues sont en grand danger à Mons.

Malgré l'humour dont ils ne se départissent pas, les cyclistes gonflés lancent un appel solennel à la responsabilité du bourgmestre et à travers lui, de tous les responsables des voiries et de la mobilité à Mons. Ils demandent simplement que la sécurité des usagers des deux-roues soit enfin traitée comme une question sérieuse. Ils le promettent: s'ils ne sont pas écoutés cette fois-ci, ils sauront encore se faire entendre.


* Dossier de presentation du safari urbain
https://docs.google.com/document/d/1uhLVYSHr7E8kSasxECMk7cscHh7jqtENbJboJrwwEpM/edit;

Fichier GPS: https://goo.gl/4QkK5u;

carte interactive: https://goo.gl/VFNFqm

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dossier de presse : Suite

Message  Admin le Jeu 29 Mar 2018, 18:48

Questions en débat

Les cyclistes sont-ils en danger de mort à Mons?

Il suffit d'interroger les Montois autour de soi pour avoir une idée de la manière dont la question est perçue: "C'est beaucoup trop dangereux", "Il faut être fou pour rouler à vélo à Mons" ou "Je ne laisserai jamais mes enfants rouler à Mons".

Cette perception est largement confirmée par l'analyse de quelques tronçons routiers que les Cyclistes gonflés ont réalisée dans le cadre de leurs "blague de la semaine des petits farceurs". Toutes les personnes qui ont parcouru notre safari urbain ont également pu en avoir la confirmation.

Pourquoi alors n'y a-t-il pas plus d'accidents de vélo à Mons?

Il y a peu d'accidents de vélo à Mons parce que le nombre de cyclistes est tombé à un niveau minimum, en particulier chez les enfants et les jeunes. Dans de nombreuses écoles, plus aucun enfant ne vient à vélo! Cette désaffection s'explique essentiellement par le danger de la circulation à vélo.

Les cyclistes qui continuent à circuler sont généralement des adultes aguerris qui adoptent une conduite anticipative. En outre, ils connaissent et évitent soigneusement les tronçons où le danger de mort est trop manifeste. De cette manière, ils peuvent ramener les risques à un niveau raisonnable qui leur permet de profiter des avantages du vélo sur de nombreux tronçons.

Pourquoi les autorités ne réagissent pas à cet état de fait?

Le tout-à-la-voiture imprègne profondément les mentalités des responsables. Les cyclistes, mais aussi les piétons et les personnes à mobilité réduite, sont devenus depuis longtemps déjà une question totalement secondaire en matière de mobilité. Ce désintérêt se traduit notamment dans les budgets accaparés de manière totalement disproportionnée par la voiture. Ce désintérêt est également renforcé par la réduction massive du nombre de cyclistes.

Comment le safari urbain change la donne?

Safari urbain: le Koh Lanta à l'berdouille

Les Cyclistes gonflés à bloc pour l'action ont réuni sous la forme d'un "safari urbain" un petit échantillon des aménagements cycloroutiers farfelus, grotesques, fantaisistes ou carrément délirants qui parsèment les routes de notre entité. Ce parcours en bordure du centre-ville emprunte un éventail représentatif des principaux axes de circulation susceptibles d'être empruntés par des travailleurs, des écoliers, des touristes ou des clients qui se déplacent à Mons. Le constat est accablant.

L'un des objectifs de cette initiative était de montrer à quel point les responsables de ces infrastructures se moquent des cyclistes. Certes, leur sens de l'humour est un peu lourd, même pénible, voire macabre, mais il est d'une richesse et d'une inventivité qui ne se démentent jamais et qui devraient valoir à Mons le titre de Capitale européenne de la blague cycliste.

Les Cyclistes gonflés ont tenu à ce que cette espèce de "Koh lanta à l'berdouille" soit un véritable produit touristique. Ils l'ont doté d'une carte interactive disponible sur Internet, ainsi que d'un fichier GPX qui permet de suivre le parcours à vélo sur son smartphone ou sa tablette. En outre, ils ont décidé d'en assurer la promotion sur la toile et les réseaux sociaux, mais aussi au moyen d'un dépliant de qualité professionnelle en cours de diffusion.

Évidemment, ce produit relève du tourisme de l'extrême conçu à l'intention des amateurs de sensations fortes, comme ces personnes qui vont nager avec les requins ou qui font du saut à l'élastique au-dessus d'un volcan en activité. Toutefois, ils veillent à ce que le danger que courent les participants soit adapté à leur maîtrise du vélo dans la circulation et au degré de risque qu'ils souhaitent prendre. C'est la raison pour laquelle ils se contentent de montrer de l'extérieur certains aménagements routiers à Mons, plutôt que de les emprunter effectivement, car le risque létal y est bien trop élevé.

Comment les autorités ont réagi ?

Les cyclistes gonflés à bloc pour l'action ont proposé ce produit à diverses instances communales et régionales. La plupart n'ont pas réagi. Logiquement et malgré les précautions prises par les cyclistes gonflés pour veiller sur la sécurité des participants, l'Office du tourisme a refusé catégoriquement de soutenir notre produit, de le relayer sur son site ou même d'exposer notre superbe dépliant dans ses locaux. L'argument principal est sans ambiguïté: notre safari est beaucoup trop dangereux! L'Office du tourisme n'a pas vocation, dit-il, à mettre en péril la vie des touristes. Il nous a même assuré que le Commissariat général au tourisme de Wallonie s'opposerait à la promotion de notre safari en raison du danger de mort pour les participants

Le bourgmestre peut-il laisser les cyclistes exposés à un danger de mort

Nous n'avons pas été surpris de cette réaction. Toutefois, celle-ci soulève des questions qui concernent directement bourgmestre: si le boulevard Charles-Quint, l'avenue Maistriau ou l'avenue de l'Université présentent un risque mortel pour des touristes, n'en va-t-il pas de même pour les Montois qui doivent circuler aux mêmes endroits? Le bourgmestre peut-il, sans broncher, accepter de les laisser en danger de mort sur des voiries placées sous sa responsabilité? Poser la question, c'est y répondre.

Comment le cas du Plaza Art nous a ouvert les yeux sur une évidence?

C'est au nom de la sécurité que le bourgmestre de Mons a décidé de fermer le cinéma Plaza Art. Le verdict des pompiers était formel: le public était en danger de périr dans un incendie si l'exploitation se prolongeait. Elio Di Rupo a donc pris ses responsabilités et fait fermer le cinéma, malgré les réactions négatives qui étaient prévisibles. Aussi vite, il s'est attelé à trouver des solutions pour que le Plaza Art puisse à nouveau offrir aux citoyens montois et de la région les services que l'on est en droit d'attendre d'une capitale culturelle

Ce que le bourgmestre a fait pour les spectateurs du Plaza Art, peut-il refuser de le faire pour les cyclistes?

Nous avons pris conscience qu'il existait un parallèle évident entre les dangers encourus par les cinéphiles au Plaza Art et ceux auxquels sont exposés les cyclistes. Dans les deux cas, la responsabilité du bourgmestre en tant que garant de la sécurité des citoyens est engagée. Il va de soi que dans le cas des routes, le danger est beaucoup plus diffus, mais les données essentielles du problème sont les mêmes.

Que peut faire le bourgmestre à long terme?

À long terme, le parallélisme avec le Plaza est évident. En effet, dans l'éventail des mesures à prendre, la plus efficace et la plus intelligente serait de revoir de fond en comble l'infrastructure routière de Mons pour sécuriser la circulation des vélos, mais aussi celle des piétons et des handicapés qui sont logés à la même enseigne. Évidemment, cela aurait dû être fait depuis bien longtemps comme pour le cinéma. Donc, même si cela ne résoudra pas le problème immédiat, il est de son devoir d'engager sans délai un vaste plan de réaménagement des voiries.

La Ville de Mons n'est évidemment pas seule en cause, mais le rôle du bourgmestre est déterminant pour donner les impulsions. Pour le moment, on est évidemment loin du compte.

Quelle solution à court terme?

Pour l'heure, il semble difficile d'imaginer de fermer purement et simplement à la circulation des cyclistes la plupart des axes routiers montois, à l'instar de la décision de fermeture totale et immédiate qui a été prise pour le Plaza Art.

C'est pourquoi nous proposons une solution qui peut être mise en œuvre dans les plus brefs délais: signaler clairement toutes les zones dangereuses pour les cyclistes au moyen d'une signalisation appropriée dans l'entité. De cette manière, tous les usagers du vélo, qu'ils soient touristes ou montois, seraient dûment avertis de l'existence d'un péril. Il pourrait ainsi redoubler de prudence, changer d'itinéraire (si c'est possible) ou carrément opter pour un autre moyen de transport.

Cette solution pragmatique présente de multiples avantages.

  • Elle peut être déployée rapidement.
  • Elle peut couvrir l'ensemble des zones dangereuses du grand Mons.
  • Son coût est modéré même s'il faut prévoir au moins 200 panneaux pour toute l'entité de Mons.
  • En raison des compétences du bourgmestre en matière de sécurité publique, il a l'autorité nécessaire pour la mettre en œuvre.


Quel panneau pour signaler le danger?

Parce que le danger est sérieux, grave et immédiat, il faut que le panneau soit tout à fait explicite. Les panneaux signalant un danger que prévoit le Code de la route sont devenus sans effet sur l'automobiliste.



C'est pourquoi nous proposons un modèle très évocateur: le panneau "point nœud coulant". Il faut en effet que le panneau frappe les imaginations. Quand les cyclistes parlent de danger de mort, ils ont l'impression que la chose est totalement abstraite dans l'esprit de leurs interlocuteurs.



Quel rapport avec le réseau points-nœuds?

Ce panneau est évidemment le pendant de celui qui jalonnera le réseau "point nœud" qui verra bientôt le jour dans la région de Mons. Ce réseau à vocation touristique se propose de réunir une série de "points nœuds" en faisant passer les promeneurs par des zones isolées, des petites routes peu fréquentées, des chemins de halage et des Ravels. http://www.coeurduhainaut.be/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&cntnt01articleid=62&cntnt01origid=15&cntnt01returnid=84).



Comme cyclistes, nous nous réjouissons de cette réalisation et nous l'encourageons. De tels réseaux existent déjà dans des pays et régions cyclables. La Flandre est déjà entièrement couverte par ce réseau depuis des années.

Le principe de ce réseau est de donner la priorité à l'agrément du promeneur. C'est pourquoi les points nœuds n'hésitent pas à lui faire faire un large détour pour éviter un endroit désagréable ou dangereux. Évidemment, pour celui qui se rend tous les jours à l'école, à la gare ou sur son lieu de travail, il est difficile de s'imposer un supplément de 5 ou 10 kilomètres pour arriver à destination. En outre, il dessert rarement les grands axes et les centres d'activité importants. Il ne concerne qu'une toute partie du réseau routier. On ne peut faire abstraction des autres voiries.

Pourquoi un réseau "points-nœuds coulants"?

Le réseau "point nœud coulant" serait donc le complément logique du réseau "point nœud" en alertant tous les usagers, touristes ou Montois, qu'ils abordent une zone dangereuse. En effet, grâce aux panneaux "points nœuds coulants", le touriste qui veut faire un raccourci ou rejoindre une attraction ou une gare qui n'est pas sur le réseau de promenade, sera ainsi correctement informé du danger qu'il coure sur telle ou telle route. De même, les usagers quotidiens, en particulier les enfants et leurs parents, connaîtront les zones qu'il faut absolument éviter sous peine de mort.

Conclusion

La vie d'un écolier montois ou d'une travailleuse qui se rend à la gare ou d'un retraité qui va au marché du vendredi vaut-elle moins que celle d'un touriste ou d'un cinéphile? Non, bien entendu. C'est pourquoi nous vous demandons pour les cyclistes du même sens des responsabilités que pour les touristes et les spectateurs du Plaza Art.

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reportage TeleMB

Message  Admin le Ven 30 Mar 2018, 09:41


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Réponse de Monsieur le Bourgemestre

Message  Admin le Sam 31 Mar 2018, 13:40

Madame,
Monsieur,

J’ai pris bonne note de votre lettre signée des Cyclistes gonflés à bloc pour passer à l’action et me permets dès lors de vous apporter un certain nombre d’éléments de réflexion.

Vous balayez d’un revers de main le travail réalisé par les Echevins Pascal LAFOSSE et Marc DARVILLE en matière de mobilité douce et de sécurité pour les cyclistes. C’est bien sûr votre droit, mais c’est également celui du Collège de vous rappeler tous les efforts fournis au cours de ces années.

Le budget 2018 prévoit quant à lui : la mise en place d’un système de vélos location long terme sur le Grand Mons, le traçage de nouvelles pistes cyclables (20 km retracés en 2017), divers aménagements de sécurisation en voirie, des pistes suggérées pour la création d’un véritable réseau structurant. Tout en veillant bien entendu à la sécurité des usagers par la mise en place de passages piétons 3D (mesure test), de Sens Unique Limité (SUL) et de zones réservées aux cyclistes (ZAC) à chaque carrefour équipé de feux tricolores, dès que nous le pouvons. De manière générale, tous les travaux de réfection de voirie contribuent à améliorer la sécurité de l’ensemble des usagers, y compris la sécurité des cyclistes.

Avec la Région wallonne, nous avons travaillé à la création d’une piste cyclable complète entre la gare et le Grand Large.

Aujourd’hui, le Grand Mons compte plus de 70 km de pistes cyclables.

Le dernier projet adopté par le Collège ce 29 mars et mis en oeuvre par le SPW est la mise à une bande de circulation de la latérale intérieure du Boulevard Charles Quint avec intégration d'une piste cyclable, depuis la Place de Vannes jusqu'au virage de la Rue d'Egmont.

Avec le système de location de vélos à long terme, nous pourrons proposer 100 vélos à la location pour 3, 6 ou 12 mois à un tarif tout à fait attractif. Ce sont avant tout les étudiants des hautes écoles et universités ainsi que les travailleurs qui arrivent en gare de Mons qui seront ciblés par cette proposition visant à promouvoir la multimodalité. En complément, une formation à la pratique cycliste dans le trafic en ville sera également proposée.

Une offre complémentaire de stationnements cyclistes est également prévue, en proposant non seulement des boxs à vélos sécurisés, mais aussi des arceaux qui seront installés en priorité aux abords des écoles. Enfin, nous prévoyons une enveloppe "Formation et sensibilisation à la Mobilité et à la Sécurité Routière à vélo" qui fera l'objet d'un dossier Collège dans les prochains jours.

C'est donc en agissant à la fois sur des investissements de terrains (pistes et stationnements cyclables) mais aussi sur de la sensibilisation et de la formation que nous développons notre politique en matière de mobilité douce.

L'Echevin de la Mobilité, Monsieur DARVILLE, m'a d'ailleurs informé qu'il vous recevra tout prochainement pour que vous puissiez échanger, dans le cadre d'une commission vélo, sur cette politique mise en place et sur les attentes que vous souhaiteriez nous formuler plus particulièrement.

Vous me permettrez également de vous signaler que votre analogie avec la sécurité du Plaza Art et le montant dégagé pour financer sa rénovation ne tient pas la route. En effet, l’un n’exclut pas l’autre. Le bâtiment du Plaza appartient à la Ville qui veut maintenir un cinéma d’art et d’essai au centre-ville. Sa rénovation accroîtra sa valeur et donc le patrimoine de tous les Montois.

Si l’on suivait votre raisonnement, il conviendrait également de fermer les musées, les théâtres, ne pas réaliser la ducasse de Mons. On gagnerait alors beaucoup d’argent qu’il serait possible de réinvestir dans les pistes cyclables ! Il est dommage d’entendre un groupe de pression rejeter des activités pour d’autres personnes.

J’espère sincèrement que ces quelques réflexions vous auront permis de mieux resituer votre combat juste et légitime dans le cadre général de la gestion riche et complexe d’une ville où la vie en société implique que chacun puisse trouver son chemin d’épanouissement.

Je reste bien entendu à votre entière disposition pour toute information complémentaire et vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’assurance de mes sentiments dévoués.


Elio DI RUPO,
Ministre d’Etat

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Poisson 1: Le poisson noyé

Message  Admin le Lun 02 Avr 2018, 12:04

Les Cyclistes gonflés ont reçu ce vendredi la réponse à la lettre ouverte qu'ils avaient adressée au bourgmestre de la Ville de Mons, en tant que garant de la sécurité de tous les citoyens. Voir ci-dessus.

Est-ce un hasard du calendrier? Mais les cyclistes sont bien obligés d'en arriver à la conclusion que ce courrier à tout du poisson d'avril. Il faudrait même parler d'un banc de poissons d'avril, tant cette missive comporte de farces et attrapes en tous genres.

Il serait trop long de les décrire toutes en une fois.  C'est pourquoi nous commençons aujourd'hui une mini-série quotidienne de "poissons d'avril de la Ville de Mons"

Article sous format word http://tiny.cc/0pmbsy


POISSON NUMERO 1: LE POISSON NOYÉ



(Photos d'origine de la DH, retouchée par nos soins)

Notre lettre ouverte commençait par la phrase: "Les cyclistes sont en danger de mort sur certaines routes de Mons". En 688 mots, notre correspondant réussit l'exploit de ne jamais aborder la question pour laquelle nous lui avons écrit. Il parle, il énumère, il explique, mais à aucun moment, il n'évoque le constat accablant que chacun peut faire en circulant à vélo: la sécurité des cyclistes est en grave danger à Mons.

Dans cet exercice subtil consistant à noyer le poisson, on peut dire qu'il est comme un poisson dans l'eau. En effet, il se garde bien de dire que nous exagérons, que ce n'est pas vrai, que les cyclistes ne sont pas en danger. Sur cette question, il à l'adresse de rester muet comme une carpe.

Sur le boulevard Dolez, le pont de Ghlin, l'avenue Maistriau et les dizaines d'autres coupe-gorge qui parsèment nos routes, pas un mot. Comme la Ville de Mons refuse de reconnaître le problème, elle se met évidemment dans l'impossibilité de le résoudre.

Pas étonnant dès lors que ce courrier se termine en queue de poisson: aucune mesure d'envergure n'est annoncée, à court ou à long terme, pour s'attaquer sérieusement au problème numéro 1: le danger de mort auquel sont exposés les cyclistes.

Pas de chance pour la Ville de Mons, les cyclistes gonflés ne vont pas se laisser prendre à l'hameçon avec une aussi grosse ficelle, consistant à répondre à côté de la question. Dès demain, ils vous proposent de les retrouver sur Facebook ou sur internet pour un deuxième poisson d'avril de la Ville de Mons: les 70 km de pistes cyclables de Mons.

Pour les cyclistes gonflés à bloc pour passer à l'action

Jean Brouillard

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Poisson d'avril numéro 2 de la Ville de Mons: la piste à l'berdouille

Message  Admin le Mer 04 Avr 2018, 09:45

Cet article sous forme de document http://tiny.cc/2dkdsy


Les sacoches de notre livreur de poissons d'avril sont bien remplies. Ce feuilleton devrait comporter au moins cinq épisodes.

C'est par l'envoi d'une bourriche débordant de poissons d'avril que le bourgmestre de Mons a répondu à la lettre ouverte des Cyclistes gonflés sur la sécurité des deux-roues. Ce joli condensé de farces et attrapes méritait un petit feuilleton. En voici la deuxième livraison.

"Le Grand Mons compte plus de 70 km de pistes cyclables", affirme le bourgmestre. Sur papier, peut-être… Le problème est que les cyclistes ne roulent pas sur le papier, mais dans les rues et sur les routes de Mons.

Bien souvent, ce qu'ils y trouvent est tout sauf "cyclable". Voici un petit échantillon des différents modèles de piste proposés par la Ville de Mons (et la Région wallonne): fausses pistes, fake pistes, pseudo-pistes, pistes à l'eau, pistes à l'berdouille, pistes tout court, pistes inachevées, pistes en voie de disparition, pistes au black, pistes cul-de-sac, pistes anonymes, pistes piétonnières, pistes à 48,32 euros, pistes tectoniques, pistes volcaniques, pistes de stationnement, pistes à trous, pistes hachées, etc.

Cet inventaire, qui pourrait servir de traité de pisticulture, est loin d'être complet et de couvrir toute l'entité. Nous nous sommes contentés de puiser dans notre énorme stock de photos de pistes cyclables. Et nous n'avons sélectionné que les plus photogéniques.

Pour les cyclistes gonflés
Luc Beeusaert

Piste à pister de rire (Boulevard Kennedy) Vraiment de quoi se gondoler.


Pseudo-piste (chaussée du Roeulx)



Piste volcanique (rue des Américains, Hyon) Avec cratère



Piste anonyme (Rond-point de la porte du Parc)
Une des très nombreuses pistes cyclables qui n'osent pas s'afficher. Un piquet, mais pas de panneau.




Piste à piquet (avenue du Tir)



Piste à poteau (Grands Prés)



Piste cul-de-sac (Grands Prés)
Une piste qui se termine dans les broussailles en eau de boudin ou en queue de poisson. C'est comme on veut
.


Piste en voie de disparition (rue de Frameries à Cuesmes)




Piste demi-portion (rue des Viaducs, Nimy)



Piste inachevée (rue des arbalestriers)




Piste sur le point de se trottoiriser (pont de Ghlin)



Piste de lancement de canne à pêche (étang d'Hyon)



Piste piétonne (boulevard Masson)



Piste à 48,32 euros (boulevard Churchill)
Trottoir transformé en piste cyclable partagée pour moins de 50 euros (le prix du panneau).




Piste au black (rond-point de la porte du Parc)
22 des 24 lampes éclairant les pistes cyclables sont hors d'usage depuis des mois. Par contre, les lampes éclairant les voies automobilies sont en pleine forme. Merci pour elles.




Piste au bout du tunnel (grands Prés)À essayer de nuit aussi.



Fausse piste



Piste à l'berdouille (grands Prés)



Piste à l'eau (grands Prés)



Piste au lac (rue des Arquebusiers)



Piste de stationnement (avenue Mercouri)



Piste de stationnement à l'eau (avenue du Tir)



Piste panachée (avenue Cornez)
Avec eau, feuilles, berdouille et les compliments de la Ville de Mons,




Piste à trous, mais seulement suggérée (avenue Duménil)



Piste après décollage (Grands Prés)



Piste amputée (place de Mesvin)



Piste hachée (rue des Américains)



Piste martienne (avenue de l'université)
Vu depuis le pneu du vélo.




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Poisson d'avril N°3 Pistes retracées à la peinture invisible

Message  Admin le Ven 06 Avr 2018, 19:16

voir l'article sous format doc https://drive.google.com/file/d/0B6tqsYF3Zl9WYjdDMHJvcVk3MlJRWTBUbUNiaWd4U1BQQzhF/view?usp=sharing



Poisson d'avril N°3 Pistes retracées à la peinture invisible


Dans sa réponse à la lettre ouverte des Cyclistes gonflés à bloc, le bourgmestre de Mons nous annonçait  fièrement que la Ville avait retracé 20 km de pistes cyclables en 2017. C'est déjà fort d'annoncer le simple entretien du marquage comme une fabuleuse faveur accordée aux cyclistes, mais à défaut d'autre chose…

Dès que nous avons appris cette nouvelle, nous avons mis sur la piste de ces retraçages nos meilleurs limiers, qui ont tracé à travers toute l'entité sur leurs bicyclettes. Exécutant plusieurs tours de pistes, ils ont mené cette traque comme un trek à coup de trique sur leur vélo. Pourtant, ils n'ont pas trouvé la moindre trace d'un truc que l'on puisse décemment donner en troc même contre la moins bien marquée de toutes les pistes du Danemark ou des Pays-Bas.

Nous nous sommes demandé: mais où sont passés ces 20 kilomètres retracés? Ont-ils été victimes d'un dépistage intempistif? Ont-ils été repeints avec de la peinture invisible appliquée au piste-au-lait?

L'explication est toute simple: c'était un poisson d'avril!

Certes, le budget a été prévu en 2017, mais la réalisation n'a toujours pas commencé. Quand aura-t-elle lieu ? Qui le sait? Quoi qu'il en soit, pour le bourgmestre apparemment, c'est comme si c'était fait.

C'est dommage pour ces pistes retracées, parce que c'étaient les seuls travaux d'une ampleur un peu significative qui étaient mentionnés dans la réponse du bourgmestre. Alors que le Collège se proposait justement de nous "rappeler tous les efforts fournis au cours de ces années", il ne cite AUCUNE RÉALISATION. Rien. Nada.

Il se contente de nous parler de ses projets. C'est vrai qu'après 17 ans d'inaction presque complète, ces projets semblent nombreux en cette année… électorale. Comme nous le disions dans le poisson précédent, les cyclistes ne roulent pas sur le papier des dossiers ni sur les promesses, mais sur les rues et les routes de Mons.

Qui plus est, aucun de ces projets ne s'attaque sérieusement au problème que nous évoquions dans notre lettre ouverte: le danger de mort auquel sont exposés les cyclistes. Comme on le voit, nous serons encore obligés de faire bien des blagues avant que les choses ne bougent vraiment.

C'est pourquoi nous vous donnons d'ores et déjà rendez-vous pour le prochain poisson d'avril de la Ville de Mons qui aura pour titre: le poisson d'avril qui pue.



La piste de la digue des peupliers est l'une des rares réalisation du plan d'itinéraires cyclables de 1998. Cela fait probablement 20 ans qu'elle n'a pas été repeinte.



La rue Emile Vandervelde faisait partie de la même fournée. Depuis Maurice Lafosse, c'est-à-dire au siècle dernier, elle n'a pas dû voir souvent le pinceau.



A la rue du Chemin de Fer à Cuesmes, la peinture doit encore dater de l'époque où la rue était provinciale. Elle remonte donc probablement au millénaire précédent.



Nous sommes à la rue des Canadiens à Hyon, tout près d'une école. Pour que les enfants ne se fassent pas trop d'illusion sur la cyclabilité de Mons.



À l'avenue Frère-Orban, on voit que les problèmes de marquage peuvent se combiner avec des nids-de-poule.



A l'avenue Wauters, le même problème mais encore plus profond. Avant de repeindre, il faudra réparer.



Rue Jules Hoyois, on voit qu'avant de repeindre, il faudra réparer ET nettoyer.



Enfin, l'apothéose, c'est l'avenue du Millénaire où le souvenir de la piste cyclable s'est presque complètement effacé.

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Poisson 4: PoiSon d'avril

Message  Admin le Mar 10 Avr 2018, 12:53

L'article complet sous format document
https://drive.google.com/file/d/0B6tqsYF3Zl9WT080dmVtVUNUTjhYYTFpMzBWazVRV1plX1lN/view?usp=sharing



Dans la cargaison de poissons d'avril que le bourgmestre nous a  envoyée en guise de réponse à notre lettre ouverte, nous avons tout de suite détecté la présence d'un poisson à l'odeur particulièrement pestilentielle: un coup pourri consistant à utiliser sciemment une contre-vérité pour essayer de nous dénigrer. Cette manipulation est exécutée si magistralement que nous ne résistons pas à l'envie de vous en détailler la mécanique.

Rappelons que nous demandions au bourgmestre "en tant que garant de la sécurité de TOUS les citoyens" d'assurer la sécurité des cyclistes COMME il avait assuré celle des spectateurs du Plaza (voir texte complet à la fin).

Par un tour de passe-passe étourdissant, il nous accuse de lui demander d'assurer la sécurité des cyclistes À LA PLACE de celle des spectateurs du Plaza. Et dans l'enfilade, il nous présente évidemment comme "un groupe de pression qui veut rejeter des activités pour d’autres personnes" (texte complet également disponible à la fin).

C'est totalement faux, bien sûr. Et Monsieur Di Rupo le sait très bien. Il n'est pas bête. À la lecture de notre lettre ouverte, cette affirmation paraît même complètement ridicule.

Alors, POURQUOI PROFÉRER DÉLIBÉRÉMENT UN PAREIL MENSONGE? La réponse tient en cinq points: esquiver, contre-attaquer, discréditer, diviser et, à la fin, récupérer. Du grand art!

1. ESQUIVER: M. Di Rupo détourne l'attention de l'objet même de notre lettre ouverte (le danger de mort pour les cyclistes), auquel il n'est pas prêt à donner suite.

2. CONTRE-ATTAQUER: chaque fois qu'ils sont pris en défaut, certains grands de ce monde répondent par une attaque brutale pour laquelle ils n'hésitent pas à se servir de contre-vérités. Vous en connaissez certainement. M. Di Rupo fait de même en essayant de nous mettre sur la défensive, de nous obliger à nous justifier, ce qui n'est jamais facile quand l'accusation est totalement dénuée de fondement.

3. DISCRÉDITER: le but est de nous faire passer pour des gens obtus, sectaires et égoïstes, prêts à obtenir ce qu'ils veulent aux dépens d'autres catégories de citoyens.

4. DIVISER: ce ne sont pas seulement les cinéphiles qu'ils nous accusent de vouloir déposséder au profit des pistes cyclables. Il nous soupçonne aussi de vouloir "fermer les musées, les théâtres, ne pas réaliser la ducasse de Mons". Rien que ça! Le but est évidemment de nous présenter comme une menace aux yeux de tous les amateurs de culture et de folklore montois. Diviser pour régner. C'est un classique.

5. RÉCUPÉRER: face à cette menace qu'il a lui-même inventée, M. Di Rupo se pose enfin en recours, en garant d'une "gestion riche et complexe d’une ville où la vie en société implique que chacun puisse trouver son chemin d’épanouissement."

Une fois que le poisson est livré, il sait qu'il ne risque pas grand-chose. Peu de citoyens et de groupes de citoyens ont l'envie, le courage ou les moyens de rétablir la vérité, en contredisant un mensonge aussi consternant. De toute façon, le mal aura été fait parce que le poison aura eu le temps d'agir dans l'opinion publique.

Et voilà, le tour est joué! On vous l'avait dit: c'est du grand art politique. Ou d'une moins d'une certaine politique qui ne sent pas très bon. Le genre de coups pitoyables qui détournent les citoyens de la politique, découragent ceux qui essaient d'en faire de manière éthique, et déshonorent les autres.



Quant à nous, fidèles à ce que nous sommes, nous allons nous contenter de rire de ce "requin d'avril". Pour commencer, notre devise "I vaut mieux rire qué braire" deviendra pendant tout le mois d'avril: "I vaut mieux rire qué armette". Et en guise de point final de notre série sur les poissons d'avril, nous avons le plaisir de vous proposer le petit clin d'oeil suivant… que nous dédions au bourgmestre, bien entendu.



STOP! CÉTACÉ!
Marre d'être serrés comme des sardines sur des pistes "partagées" où les cyclistes se font insulter comme du poisson pourri. Marre des pistes en bé-thon, quasi dé-truites, qui font mal aux méta-carpes des cyclistes, quand elles ne les  font pas carrément thon-ber. Il ne faudra pas s'étonner si on lit un jour en lettre de sandre sur une piste "Homard m'a tuer" (L'eût-ce tu cru, c't assez!).

Marre d'être traités comme du menu fretin par un panier de crabes qui seichent chaque fois qu'il est question de vélo et qui méprisent la perche tendue par les cyclistes.

Alors de fil en anguille, on a décidé qu'il ne fallait plus s'aplatir comme des limandes. Désormais, les cyclistes sont requin-qués et  plus frais que des gardons. Evidemment, les responsables qui ont toujours essayé de noyer le poisson sont un peu médusés et nous regardent avec des yeux de merlan frit.

Cette fois, c'est promis, l'histoire ne se terminera pas en queue de poisson, car aussi longtemps que nous pourrons nous marrer comme des baleines en se moquant des poissons d'avril, des poissons de mai et des poissons de tous les mois de l'année, nous serons comme des poissons dans l'eau.


DE QUOI RIRE OU PAS?

Les cyclistes gonflés à bloc se sont fixé pour règle de ne jamais s'en prendre aux personnes, ni en tant qu'individus ni en tant que responsables publics. En tant que citoyens, il nous paraît important de respecter les élus politiques, car leur travail est souvent difficile et parfois ingrat et, dans l'immense majorité des cas, ils le font par idéalisme, par conviction, par volonté de se mettre au service de l'intérêt général ou les trois. Ils doivent déjà affronter la critique, ils ne doivent pas supporter l'insulte.

Par contre, nous ne nous fixons aucune limite quand il s'agit de tourner en dérision des institutions, des politiques, des actes ou des déclarations qui méritent d'être dénoncés… avec humour, bien entendu.

Nous ne dérogeons pas à cette règle dans le cas présent, puisque  ce n'est pas la personne de M. Di Rupo qui nous intéresse, mais le procédé peu reluisant auquel il a eu recours dans sa réponse à notre lettre ouverte.

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